Gouvernement Balladur : le dossier de la corruption

Mediapart révèle le dossier « secret défense » des ventes d’armes du gouvernement Balladur à l’Arabie saoudite au cœur de l’enquête du juge Van Ruymbeke dans le volet financier de l’affaire Karachi. Un courrier d’avocat évoque des versements d’argent occulte à Léotard. Le marchand d’armes Takieddine devait encaisser 213 millions d’euros.

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Document révélé le
14.09.2011

À lire

Le contrat Sawari 2 signé par François Léotard

La vente des frégates militaires à l’Arabie saoudite prévoyait le paiement de l’équivalent de 213 millions d’euros de commissions à Ziad Takieddine et ses partenaires. Ici, un exemplaire du contrat signé par François Léotard, ministre de la Défense de l’époque.

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14.09.2011

À lire

Quand l’Etat évoque des versements à Léotard pour justifier l’arrêt des commissions

Le 5 novembre 1996, Me Hans-Ulrich Ming, avocat suisse représentant des sociétés-écran Rabor et Estar, liées à Ziad Takieddine, adresse à son client une lettre faisant état d’une rencontre avec deux avocats français de la Sofresa, l’organisme d’Etat chargé de l’exécution des contrats de vente d’armes. Les deux avocats français expliquent leur refus de poursuivre le versement des commissions en arguant que des sociétés de Ziad Takieddine reversent de l’argent à François Léotard.

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14.09.2011

À lire

Le réseau Takieddine, l’échelonnement des versements

Une première convention entre la Sofresa et deux sociétés écran de Ziad Takieddine, Rabor (au liechtenstein) et Estar (dans les îles Vierges) est signée le 17 décembre 1993. Dans un courrier signé le 6 janvier 1994, l’Etat français – à travers la Sofresa – accorde à Rabor 4% de commission sur les contrats de matériel de défense anti-aérienne, SHOLA et SLBS. Le 10 juin 1994, Jacques Douffiagues, l’ancien patron de la Sofresa de 1993 à 1995, annonce le versement de 29,6 millions de dollars.

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14.09.2011

À lire

Un pourcentage de 4% sur la vente des frégates

Le 17 février 1995, le président de la Sofresa annonce à Rabor (société basée au Liechtenstein liée à Takieddine) qu’en vertu du contrat de vente des frégates à l’Arabie, signé trois mois plus tôt, un pourcentage de 4% lui est accordé sur la valeur totale du marché. Les frégates sont vendues 17,8 milliards de francs. La « compensation » de Rabor sera de 751 millions de francs. Le même jour, Estar (autre société liée à Takieddine, basée aux îles Vierges) se voit promettre 648 millions de francs.

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14.09.2011

À lire

De nouvelles commissions...

L’échéancier des paiements des commissions sur les frégates vendues à l’Arabie saoudite fait apparaître d’autres commissions, déjà perçues sur un précédent contrat, celui de rénovation des premières frégates françaises à l’Arabie – le contrat ROH, dit « Mouette » – , et celles qui sont espérées sur les contrats à venir. La vente d’hélicoptères Cougar – nom de code « Sarig » – leur promet 238 millions de francs supplémentaires, et celle d’une troisième frégate, dans un contrat séparé, leur laisse espérer plus de 400 millions de francs.

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À lire

Takieddine songe à une solution négociée pour obtenir une partie de ses commissions

Alors que le conflit s’envenime entre l’Etat, chiraquien, qui veut stopper les versements de commissions parce qu’il soupçonne un financement politique d’Edouard Balladur, et Ziad Takieddine, ce dernier rédige un projet de courrier au président Jacques Chirac pour lui proposer une solution négociée.

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14.09.2011

À lire

Les preuves d’un accord sur le versement des commissions sous Chirac

Un courrier de la banque de la Méditerranée daté du 4 mars 1997 avertit Ziad Takieddine d’un versement de 75 millions de dollars sur son « compte secret n° 3585 ». Un autre document intitulé « accord » fait apparaître la liste des reversements opérés : 17,5 millions de dollars sur le compte d’Estar, 27,5 millions de dollars pour Releco – une autre société de M. Takieddine. Selon ce document, 25 millions de dollars lui sont encore versés le 31 décembre 1997, et 30 millions le 31 mai 1998, soit un total de 130 millions de dollars.

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14.09.2011

À lire

La Sofresa et Takieddine s’entendent

Un accord intervient entre la Sofresa et les deux sociétés coquilles de Ziad Takieddine, Estar et Rabor. Il est « mis fin aux conventions de 1993 et 1994 » et aux accords qui en ont découlé. Puis Takieddine est informé que la Sofresa a payé une partie des commissions.

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